1. Vérifier les conditions d'accès
Vous devez détenir le permis B depuis au moins trois ans, ou deux ans si vous avez suivi la conduite accompagnée, obtenir un avis médical positif auprès d'un médecin agréé et réussir l'examen VTC.
Certaines condamnations inscrites au bulletin n°2 du casier judiciaire interdisent l'exercice. Service Public ne prévoit pas de condition distincte imposant 21 ans, un diplôme ou un niveau B1 : l'examen comporte toutefois une épreuve de français.
2. Préparer et passer l'examen
La formation est facultative et dure généralement entre 50 et 300 heures selon l'offre choisie. L'examen est organisé par les CMA et l'inscription s'effectue sur examenT3P.fr.
Depuis le 12 août 2026, une expérience professionnelle antérieure ne suffit plus à accéder à la profession. L'examen est la voie normale pour les nouvelles demandes, sous réserve des situations d'équivalence de diplôme prévues par l'administration.
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Préparez et archivez vos justificatifs de réservation à partir des données de la course.
3. Choisir et immatriculer l'entreprise
Vous pouvez exercer en entreprise individuelle, sous le régime micro si vous en remplissez les conditions, ou en société telle qu'une EURL ou une SASU. Le bon choix dépend notamment du chiffre d'affaires attendu, des frais de véhicule, de la TVA et de la protection sociale recherchée.
L'immatriculation s'effectue sur le Guichet des formalités des entreprises. Évitez de choisir automatiquement la micro-entreprise sans comparer l'impossibilité d'y déduire les frais réels avec vos charges de véhicule.
4. Demander la carte professionnelle
Après la réussite à l'examen, la demande de carte se fait en ligne sur Démarches Simplifiées. La préfecture du domicile instruit le dossier et l'Imprimerie nationale demande ensuite le paiement, d'environ 60 €.
La carte est valable cinq ans, doit être visible sur le pare-brise pendant l'activité et doit être obtenue avant d'exercer. Son renouvellement nécessite un stage de formation continue de 14 heures.
5. S'inscrire au registre des exploitants VTC
L'inscription au REVTC est distincte de la carte de conducteur. Elle coûte environ 170 €, se renouvelle tous les cinq ans et nécessite notamment l'assurance responsabilité civile professionnelle, l'immatriculation de l'entreprise, la carte professionnelle et les justificatifs du véhicule.
Depuis le 27 juin 2026, l'exploitant doit aussi déclarer au registre les conducteurs qu'il emploie, leurs numéros de carte et les plaques exploitées.
6. Préparer le véhicule
Une voiture VTC doit compter de quatre à neuf places chauffeur compris, avoir au moins quatre portes, mesurer au moins 4,50 m sur 1,70 m et développer au moins 84 kW. Elle doit généralement avoir sept ans au maximum.
Les limites d'âge, de dimensions et de puissance ne s'appliquent pas aux véhicules hybrides et électriques. L'assurance professionnelle, la vignette VTC et le contrôle technique annuel restent nécessaires.
7. Choisir ses canaux clients
Vous pouvez travailler avec une ou plusieurs plateformes ou développer votre portefeuille direct, notamment avec des hôtels, des entreprises et des agences. Les commissions et conditions des plateformes évoluent : consultez leurs contrats actuels avant de comparer.
Quelle que soit l'origine du client, le VTC intervient uniquement sur réservation préalable et doit pouvoir présenter un justificatif conforme en cas de contrôle.
8. Organiser les obligations courantes
Conservez les justificatifs de réservation, émettez les factures ou notes requises, suivez la TVA et les déclarations sociales, et archivez les pièces comptables.
Pour la facturation électronique, toutes les entreprises concernées devront pouvoir recevoir via une plateforme agréée à compter du 1er septembre 2026. Les microentreprises et PME devront émettre leurs factures B2B électroniques au plus tard le 1er septembre 2027 ; Factur-X est un format possible, pas le seul format légal.